La der de la deux.



Le stade Jean Bouin du Blanc-Mesnil devait, en ce beau dimanche de Mars, accueillir les derniers exploits de la B de Montesson.
On sentait pour cette dernière confrontation, les acteurs Montessonnais remontés comme jamais. La tension était palpable dans les vestiaires et l’on pouvait lire dans le regard des treize présents l’angoisse de ne pas être titulaire pour ce match tant le banc était fourni.
En parlant de ban, le club n’avait pas lésiné sur les moyens en convoquant même l’arrière ban de la fine fleur rugbystique Montessonnaise aux prénoms chantants, comme la gonfle sur le pré :Jean-Loup, Marco, Sébastien.
Las, le scandaleux manque d’effectifs adverses ne permis pas à notre équipe type de faire montre de son savoir faire ! Dans un élan de générosité et pour ne pas être venu pour rien, l´on décida de prêter les toujours jeunes sus-nommés J-Loup et Marco ainsi que le fringuant Florent.
L’occasion était belle de réviser nos gammes dans un jeu à 10 contre 10.

Surprise; passée à l’ennemi, la charnière J-Loup/Marco nous fit revivre les grandes heures du beau jeu " à la française " des André Boniface et autre Jean Prat dont ils furent les contemporains dans leurs années junior. Ce fut dès lors croisées, feintes de croisées, sautées de 5,4 mètres, coups de pieds par dessus à foison, le tout à vitesse supergérontique !
Mystifiant sans cesse nos propres lignes, la paire félonne avait à la mi-temps creusé un écart considérable en faveur de son équipe d’adoption.

Que se passa t-il alors à l’entame de la seconde période ? Etait-ce la conscience de ridiculiser leurs amis, les regards pleins de menaces de ceux-ci leur promettant un retour en bus mouvementé, le trop jeune âge de leurs coéquipiers d’occasion, le billet de 20 euros que l’on vit glisser dans la poche de J-Loup ?
Toujours est-il que le rendement des "golden papies" baissa rapidement permettant à Montesson de retrouver son jeu et de dépasser leurs hôtes dans les dernières secondes du match.
Bel exemple d’une équipe qui sait se reprendre dans l’adversité ! Ainsi se termina cette mémorable partie qui ne laissa que deux regrets : celui de Marco "la pile" de ne pas jouer ailier tant son positionnement à cette place durant la rencontre fut quasiment parfait et celui de votre humble serviteur de n’avoir pu exercer l’étendue immense de ses multiples talents au poste de n° 10, seul poste au demeurant qu’il n’a pas occupé cette saison ! Allez, rendez-vous aux entraînements pour offrir à la Une, une opposition digne de ce nom

Mardi 16 Mars 2004
Joël
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